IN SITU: Kyiv Biennial 2025 — Homelands and Hinterlands
« Pour remarquer quelque chose, il faut souvent que cette chose change d’abord. Ce n’est qu’alors qu’on voit ce qui était là —et ce qui n’est plus. La ville devient une toile de fond, et les monuments se fondent dans le paysage quotidien. Avec le temps, ils commencent à ressembler à des fantômes, des revenants qui adoptent différentes formes, le plus souvent pour des raisons politiques. Leur démolition, leur restauration ou leur déplacement suscitent de vives émotions. Toutefois, ce n’est pas que leur présence ou leur absence qui stimule l’imagination, mais aussi la manière dont ils sont conçus. Quand le matériau change, sa signification change aussi. Au lieu d’une figure, il peut rester une forme vide, et le silence qu’elle crée peut être profondément expressif. »
Ala Savashevich

