Les associations de Pauline Curnier Jardin
Grotta Profunda, les humeurs du gouffre / The Moody Chasm , 2011
Pour Grotta Profunda, les humeurs du gouffre (2011), Pauline Curnier Jardin prend pour point de départ la vie de Bernadette Soubirous. En 1858, cette jeune fille aurait vu dix-huit apparitions de la Vierge Marie dans une grotte près de Lourdes. Dans ce film psychédélique, un homme habillé en femme interprète le rôle principal. Au cours de ses visions, Bernadette se transforme en un œil ambulant. Dans la grotte, le personnage rencontre des créatures fantasques, telles que la Vénus de Willendorf et un couple disco nommé Vanille et Chocolat. Bien plus qu’un simple décor, la grotte dans laquelle se déroulent les scènes fait penser à un corps, ou à un utérus. C’est aussi un espace où l’extase, le rituel et la performance se confondent : un théâtre naturel. On pense aux grottes de Lascaux ou de Chauvet, où les êtres humains préhistoriques ont réalisé des peintures murales et peut-être même des jeux d’ombres là où l’acoustique et la lumière particulières le permettaient.
« La grotte est comme une boîte de Pandore inversée », explique Pauline Curnier Jardin. « Une nouvelle origine du monde, la réinvention des corps et des relations. »
Crédits :
Avec : Simon Fravega d'Amore, Mickaël Phelippeau, Maeva Cunci, Viviana Moin, Aude Lachaise, Walkind Rodriguez et Tobias Haberkorn
Réalisation : Pauline Curnier Jardin
Image : Alexis Kavyrchine
Direction artistique : Rachel Garcia
Montage : Damien Oliveres
Musique : Claire Vailler, Vincent Denieul, Déficits Des Années Antérieures, JADA, Olivier Lapert et J. Strauss.
Coproduction : Le Printemps de Septembre, Maison Européenne de la Photographie, Caza d'oro, La Galerie de Noisy-le-Sec Production exécutive : Dirty Business of Dreams
Courtesy of the artist and ChertLüdde, Berlin and Ellen de Bruijne Projects, Amsterdam.





